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Mars 2019 : Villeneuve-d’Ascq: «Objectif reprise» veut allumer la mèche de la reprise d’entreprise

Il y a un an, Franck Hugonnot, expert-comptable, créait le premier club de repreneurs d’entreprises en Haut-de-France, « Objectif Reprise ». Un lieu d’échanges et de conseils pour ceux qui veulent sauter le pas de l’entreprenariat sans avoir à créer. Chaque année, environ 2 000 sociétés sont reprises en région.

La transmission d'entreprise enjeu méconnu de notre économie

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La transmission d’entreprise est un enjeu méconnu de notre économie. Selon un rapport du Sénat, près de 20 % des dirigeants de PME sont âgés de plus de 60 ans, et plus de 60 % des dirigeants d’ETI (entreprises de taille intermédiaire) ont plus de 55 ans. Le nombre d’entreprises à transmettre (et donc d’emplois à sauvegarder) va considérablement augmenter dans les prochaines années. Selon la CCI Hauts-de-France et la Dirrecte, 33 500 établissements de notre région seront concernés par un projet de transmission dans les 5 ans. Or, chaque année, ce sont à peine 2 000 sociétés (dont la moitié des fonds de commerce) qui sont reprises.

 

Franck Hugonnot a eu l’idée il y a un an de créer un club gratuit dédié aux repreneurs

Autant il existe des réseaux et des aides à la création d’entreprises, autant la question de la reprise d’entreprises est beaucoup moins abordée en dehors de quelques formations payantes et conseils des chambres de commerce et d’industrie. « Les repreneurs sont un peu livrés à eux-mêmes », constate Franck Hugonnot.

Directeur du cabinet d’expert-comptable Sadec-Akelys à Villeneuve-d’Ascq, commissaire aux comptes et élu au Conseil de l’ordre des experts-comptables, Franck Hugonnot a eu l’idée il y a un an de créer un club gratuit dédié aux repreneurs, « Objectif Reprise ». « Nous nous réunissons chaque mois, rencontrons des banquiers, notaires, avocats spécialisés, échangeons nos expériences. Les candidats à la reprise d’entreprise sont souvent des gens d’expérience, qui ont déjà eu des fonctions à responsabilités mais qui hésitent parfois à franchir le pas de la reprise, n’ayant pas de réponses à toutes leurs questions ». En à peine un an, quatre reprises ont eu lieu au sein du club.

À l’image de Pierre Lerouge, 33 ans, qui a repris la société roncquoise de travail en hauteur Plus haut (28 salariés). « J’étais cadre dans la distribution automobile. Je rêvais d’indépendance et de me lancer sur un marché de niche, loin de l’univers ultra-concurrentiel de l’automobile. Mais je n’avais aucune idée de la manière dont on reprend une entreprise, les rapports avec les banques, comment on finance, les prêts d’honneur éventuels, etc.

Le club m’a permis de vulgariser le process de reprise d’une entreprise, de dépasser les freins psychologiques, pour allumer la mèche de la reprise ».

 

Pour lire l'article paru dans la Voix du Nord le 21 mars 2019, cliquez ici ==> Article